Plusieurs présidents d’associations ou clubs avouent avoir quelques difficultés à retenir ou à trouver des bénévoles ?
Le manque de bénévoles se traduit pour certaines par une réduction de l’encadrement, par une réduction des horaires d’entrainement … Certaines associations reposent sur un petit noyau de personnes … Et si ces personnes se retirent, c’est l’association entière qui est menacée … Quelques exemples ont marqué la vie mauriacoise.
Où sont donc les bénévoles ? S’investir dans un club, donner quelques heures de son temps, faire partager son expérience semblent être des valeurs passées. Les mentalités auraient-elles changées au point que les individus préfèrent désormais monayer leur temps ? Plus généralement la législation et les responsabilités devenues parfois trop lourdes ont-elles découragées ? Les jeunes sont-ils plus individualistes que les ainées ?
Aujourd’hui, se cotoient les associations telles qu’on les imagine avec des individus réunis autour d’une même passion, d’une même cause cherchant les moyens financiers leur permettant de vivre et celles qui deviennent de véritables sociétés commerciales avec des salariés et un crédo : la rentabilité. Faut-il le regretter ? Sans doute un peu.
Où sont donc les bénévoles ? Apportez vos réponses ?
Bonjour et BRAVO pour votre site. J’essaierai de l’alimenter.
Jipé des Hautes Montagnes enneigées d’Auvergne.
Voici ce que je pense du bénévole :
Le bénévole est un mammifère bipède que l’on rencontre surtout dans les associations où l’on peut se réunir avec ses congénères.
Les bénévoles se rassemblent à un signal mystérieux appelé « Convocation » ; on les rencontre aussi par petits groupes dans divers endroits, quelquefois tard le soir, l’œil hagard, le cheveu en bataille et le teint blafard, discutant ferme sur la meilleure façon d’animer une manifestation ou de trouver des recettes supplémentaires pour boucler un budget.
Le bénévole est une espèce en voie de disparition qu’il faudrait protéger au plus vite, en créant tout d’abord, une « commission d’études », ainsi qu’un Comité de pilotage… A tout problème, sa « commission ».
L’ennemi héréditaire du bénévole est le « YAKA »* dont les origines n’ont pu être à ce jour déterminées. Le « YAKA » est aussi un mammifère bipède, qui se caractérise surtout par une vue courte, et un cerveau très petit, qui lui permet de ne connaître que deux mots : « Ya et Ka », ce qui explique son nom. Le « YAKA », bien abrité dans la cité anonyme attend. Il attend le moment où le bénévole fera une erreur, un oubli, pour bondir et lancer son venin qui atteindra son adversaire et provoquera chez lui une maladie grave : « LE DECOURAGEMENT ». Les premiers symptômes de cette implacable maladie sont visibles rapidement : absences de plus en plus fréquentes aux réunions, intérêt croissant pour ses fleurs et son jardin ; sourire attendri devant une canne à pêche et attrait de plus en plus vif qu’exercent un bon fauteuil et la télévision sur le sujet atteint.
Les bénévoles, décimés par le découragement, risquent de disparaître. Il n’est pas impossible que dans quelques années, on rencontre cette espèce uniquement dans les zoos, où, comme tous ces malheureux animaux enfermés, ils n’arrivent plus à se reproduire. Les « YAKA », avec leur petit cerveau et leur grande langue, viendront leur lancer des cacahuètes pour tromper l’ennui.
*De la même famille, vous avez également le « FauQuon », autre mammifère de la même espèce, au comportement identique.
« Un bénévole anonyme ».